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DATE : 27 juillet 2016
HEURE : 21h
LIEU : Le Happy Café, 193 rue Jean-Jaurès, 29200 Brest
Happy Café [PASSÉ] 27 juillet 2016

Où : le Happy Café, 193 rue Jean-Jaurès, 29200 Brest

Quand : Mercredi 27 juillet 2016

Par Youn Rookie

J’ai du écrire ça quelque part ici, ou Jerry l’a fait : on a pas mal traîné nos grattes aux soirées Micmac du Comix. Ce sont de bien belles soirées où tout le gotta des musiciens en vogue frai avec les paumés du coin au son des pires troubadours que St Martin puisse fournir. C’est vraiment chouette, je vous le conseille. C’est lors d’une de ces soirées que j’ai croisé deux types qui m’ont parlé de soirées similaires au Happy Café, le bar LGBT de Brest, s’il en est.

On avait pas vraiment eu d’heure, alors j’ai téléphoné, et le type m’a dit que ça allait, on pouvait se pointer vers 20h. On est arrivé un peu à la bourre, je crois, normal, quoi, et on a amené notre matos derrière la petite scène. C’est marrant, j’avais mis les pieds dans ce bar pendant le lycée, en 1ère, et je me rappelle avoir atteint des sommets en matière de pole-dance autour des barres qui étaient rangées derrière cette petite estrade. Étrange souvenir. Bon, donc on pose nos trucs et on boit des coups en attendant de jouer. J’ai dû aller chercher le câblage et les micros pour les guitares à ce moment, je crois. Le bar n’était pas hyper peuplé, il devait y avoir les habitués plus les gens venus jouer, j’imagine. Remarque, pour un mercredi soir, j’en attendais moins. Il y avait ce type, Dart, qui jouait des reprise de Beatles avec un autre gars, juste deux guitares électriques. Franchement, ça marchait plutôt bien, je ne m’attendais pas à entendre un duo électrique sonner avec une lisibilité pareille. Peut-être parce que la seule tentative que j’ai fait avec Jerry concernait un registre de garage rock cradingue et qu’on ne savait simplement pas régler des amplis à l’époque. On ne sait d’ailleurs toujours pas régler des amplis. Peu importe.

On a aussi eu le droit à du slam (ou était-ce du rap?) et un duo guitare-voix plutôt posé.

Jerrican Nachos : du r’n’b ? C’était RSK’P, ou quelque soit sont blase.

Youn : Bon, pas tellement ma came, mais ça fait plaisir d’entendre du live avec une bière et des copains pour causer.

Une fois notre tour venu, le gars en charge de gérer les artistes du soir, Seb, nous a fait signe et on est allés s’installer. On se met en place, Rose cale sa batterie portative dans un coin de la scène, et on commence à tout brancher. Bien entendu, comme ça se produit trois fois sur quatre dans ces cas là : rien ne marchait. Sauf peut-être le micro sur ma guitare.

Jerrican : Même le micro ne marchait que vite fait, avec tout à fond il y avait juste un mince filet sonore qui sortait de l’enceinte. Faut vraiment qu’on apprenne à se servir de notre matos, on la payé merde. Je sais bien que ce sont des coûts irrécupérables, mais quitte à les trimbaler autant les utiliser.

Youn : Qu’à cela n’tienne, on y va, on joue en acoustique, et que les micros qui ne sortent pas sur les enceintes aillent se faire mettre. Je crois qu’à un moment du concert, le barman a vu Jerry monter sur une table – classic Jerrican, si vous voulez mon avis- et s’est dit que c’était une mauvaise idée, qu’il allait se viander de la table et en plus la casser, enfin bref, il a chargé Seb de faire signe à Jerrican de descendre. Comme Jerrican était trop occupé à hurler sur les pauvres clients du bar, il a dis ça à Lul, présente pour l’occasion. Lul lui a alors répondu quelque chose comme « Ha, mais c’est pas une si bonne idée de le lui dire, parce que si tu le fais, il va probablement passer tout le reste du concert perché sur la table, juste pour te faire chier ».

Après ça, il n’a plus été question de donner de « conseil » à Jerry concernant son attitude.

Jerrican : C’est marrant cette idée reçu comme quoi je suis intenable. Au contraire, si on me dit de ne pas monter sur une table, je me tiens à carreaux et je ne le fais plus. Je trouve ça intéressant que l’on me mette des contraintes, ça force à faire autre chose. Et la preuve, je ne suis pas remonté sur une de leur putain de table de toute la soirée.

Youn : On a joué trois chansons, puis on a plié notre matos derrière la scène à nouveau.

Pendant que les autres musiciens jouaient leur set, on s’est adonné à notre sport national : mettre des flyers JNR partout autour de nous. Bien entendu, j’ai commencé par en caler cinq on six dans les toilettes, puis on a du en filer à tout le monde. Je dis « en filer », mais en fait ça tient autant de « donner un flyer en regardant la personne pour établir un contact et causer » que de « glisser discrètement un flyer dans la poche arrière du jean du type en face »

Plus tard, on nous a re-sollicité pour jouer un second set.

On a joué au milieu du bar, en acoustique. À mon sens, c’était bien plus marrant, on pouvait bouger partout, aller jouer jusque dans les coins où les gens allaient se cacher pour discuter tranquillement, gambader gaiement de tabouret en tabouret, revenir dans le petit cercle de public formé autour de Rose…

On a du finir avec la reprise de « Louie Louie », que Rose commençait à bien bien gérer, à moins que ce ne soit par « No one was here to win » que ce set ne ce soit terminé. Ha, non, c’était par « Rock all the way to my heart », où je joue de la batterie.

On a finit par sortir du bar, après avoir salué tout le monde et s’être bien rendu sûr que tout le monde avait son petit flyer JNR. C’était une chouette soirée.

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