set cube
DATE : 18 novembre 2017
HEURE : 23 h 55 min
ADRESSE : Brest
LIEU : Le Cube à Ressort
Cube à Ressort – DJ set [passé] 18 novembre 2017

Par Jerrican Nachos

Comment est-ce que j’aurais fait si je n’avais pas été au Festival Invisible avant le DJ set au Cube ? Une bonne partie de ma nuit s’est passée à me battre contre les problèmes techniques et, franchement, si je n’avais pas pris une partie de la force de Claude Madame avant de démarrer, je pense que je me serais juste roulé en boule et aurais tout abandonné. Mais, l’esprit du DJ anciennement résident du bar flottant au-dessus de moi, je ne me suis pas démonté et on a résolu tous les problèmes, à savoir :

– les vinyles à droite sautaient constamment parce que le bras de la platine était mal désenclenché.

– le son était naze une fois sur deux, il manquait des informations, très saturé, sans basse. Ça c’était à cause de la cellule mal installée.

– le son à gauche était moins puissant, là je crois que c’était un câble mal enfoncé.

Ça paraît con et évident une fois que j’ai su d’où ça venait, mais avant ça on pensait que c’était à cause de mon matériel, que mes vinyles étaient trop usés ou que le pressage n’était pas bon, alors que pas du tout, ça ne venait pas de chez moi. Sauf que j’étais prêt à tout lâcher, ce set-ci mais aussi tout ceux à venir, j’étais à deux doigts d’accepter que plus jamais je ne passerais de disques. Heureusement, un des clients du bar m’a fait remarquer que les problèmes arrivaient clairement une fois sur deux et que ça venait vraisemblablement des platines, pas des disques. Merci à lui, ça m’a rassuré et m’a permis de chercher les vrais dysfonctionnements.

Une fois les galères réglées, la soirée allait pouvoir démarrer pour de vrai. Jusqu’ici, je passais timidement de la musique, en angoissant à chaque nouveau morceau de voir le diamant glisser sur la surface de la galette. Sauf qu’il était 3h00 du mat’, j’étais à froid et les danseurs commençaient à l’inverse à être bien chaud, donc j’ai troqué les problèmes techniques par une nana qui voulait absolument entrer dans la cabine pour causer d’Alestorm et deux gars avec des casquettes qui avaient la détestable manie de se poser lourdement sur la cabine, faisant tout trembler et sauter les 33 tours (sans blague, ils le faisaient au moins une fois par chanson et se relayaient, à croire que c’était fait exprès).

Mais bon, tout ça n’est pas bien grave, et si je n’avais pas été à froid j’aurais su gérer sans mal. Là, ça m’a juste pris plus de temps que d’habitude, c’était un peu frustrant, mais le taff’ minimal était quand même fait et tout le monde dansait avec plaisir. Quand j’ai enfin retrouvé le groove, en fin de nuit, y’a eu quelques bonnes pépites dont je suis fier. Je ne raconte pas les hits du dancefloor que n’importe qui sachant un peu ressentir l’ambiance de la soirée peut caler efficacement, je préfère parler du moment où j’ai eu envie de passer Alice in the Wonderland des Hushpuppies. Le morceau commence lentement, il fallait que je trouve une transition pour y arriver. Je ne sais plus trop combien de morceaux j’ai utilisé mais je sais que j’ai terminé par Faust de la b.o. de Phantom of the Paradise, et faire jouer ça à 5h du mat’ au Cube alors que ça se galoche sur la piste, c’est bien fun.

Deuxième petit truc donc je ne suis pas mécontent : enchaîner Bullet in the Head de Rage Against the Machine avec Supergroovalisticprosifunkstication de Parliament, et observer toute la piste passer de « sauts sur place rageurs » à « groove de l’extrême » en applaudissant le DJ – littéralement.

C’était pas la pire performance de DJ du monde, surtout sur vinyle, mais c’était frustrant et ça donne hâte d’y retourner pour faire mieux ; et ne pas se laisser avoir par les problèmes techniques cette fois.

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