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DATE : 24 mai 2017
HEURE : 21 h 00 min
ADRESSE : 21 Rue de Siam
LIEU : Tir Na Nog
Concert au Tir Na Nog [PASSÉ] 24 mai 2017

JNR live @ Tir Na N’og

Quand ? : Le 24 mai 2017

Où ? : Le Tir Na N’og

Youn Rookie : Alors, « Tir Na N’og » veut dire « terre de la jeunesse éternelle », en gaélique.

Je sais pas si je resterais un novice toute ma vie, mais je serais en tout cas bien content de pouvoir revenir dans ce rade encore un moment.

J’ai commencé à m’y pointer…  je sais plus bien quand, et verre après verre, j’ai commencé à m’y sentir à l’aise.

L’équipe, le lieu sont cool et ils servent des chouettes trucs. Forcément, quand j’ai capté que des potes commençaient à y bosser, je me suis dit « ça va tomber un de ces jours », et ça n’a pas raté : fin mai 2017, boum, proposition de concert.

Le 24 mai, c’était la veille du 25 mai, qui est le jour de l’ascension, qui est férié. Le 25, c’était aussi le début de la foire aux croûte, place Guérin, un genre festival de brestoiseries à base d’images et de musique. Le 24 au soir avait donc de quoi promettre.

À ce moment là, à Brest, il faisait une chaleur dingue, tout le monde passait son temps dehors, t-shirt au vent, pieds parfois nus, premières traces de bronzage ça et là… le contexte me rendait un peu euphorique, on venait de se gaver de concerts pendant deux mois et j’avais pas envie d’arrêter.

Ce plan a été un truc assez chouette pour moi, niveau orga. Je ne suis pas spécialement « Mr-je-trouve-des-plans-pour-jouer » et cette date a été une bonne occasion pour moi de tenter l’exercice. De mon point de vue, c’était surprenant de simplicité (voir un peu trop relax pour être vrai, par moment) par rapport à des soirées d’inter-plateaux à 6 concerts où le déroulé doit être millimétré pour qu’on puisse tenir. J’ai même eu le temps de faire des affiches exprès.

On avait carte blanche, en gros, de 20h à 02h. Il faisait vraiment chaud, et voyant que la terrasse du bar affichait toujours plus que complet à 20h, on a logiquement commencé par jouer dehors. Je savais que pas mal de mes potes seraient là, et j’ai trouvé ça vraiment plus dur de me détendre pour jouer. Putain, je voyais le blanc de leurs yeux et je voulais tellement pas me planter. Tout se passait bien jusqu’à ce qu’une nana à la fenêtre de l’appartement du dessus se fasse repérer par Rookie Rose. Deux minutes plus tard, on était dans l’appart en question, à jouer pour la nana en question, ses deux potes, son rat et son chien. Le truc était minuscule, blindé de tableaux, de toiles peintes, de petites constructions bizarres et jolies, tout avait un parfum très « années beaux arts » qui m’allait parfaitement.

Jerrican Nachos : On ne s’est pas éternisés chez ces gens, juste le temps d’une chanson. ça n’a pas empêché le type de sortir un didjeridoo pour nous accompagner sur Friendly Fire, et aussi improbable que ça pourrait sembler, ça se mêler étonnamment bien, comme si on avait ajouter un synthé le morceau. Et sinon, parmi ces trois personnes, l’une a pris des photos en argentique, on attend qu’elle nous les envoie, on les postera ici.

Youn : On a pris un break après ça, le temps de boire un coup, manger et causer avec tout le monde, avant de s’attaquer au set électrique vers 23h. je crois. Durant ce break, on a aussi fait nos set-list. Je devais m’occuper de ça, et j’avais absolument zappé le truc. Le set du concert s’est donc décidé entre salade et part de quiche, un peu de vinaigrette par ci, un bout de carotte par là.

Jerrican : Tout cela sous l’oeil bienveillant de Szyslak  (de Butcher & Szyslak ).

Youn : On avait mis notre matos en place dans le fond du bar. Je sais pas à quel moment j’en re-parle, je l’ai déjà dis plus haut, mais merde, il faisait vraiment. putain. de. chaud.

La sueur dans les yeux, corde pétée, mains qui glissent : on jouait notre « regular set » et je pensais en regardant le public : « on doit vraiment sonner comme des branques, tout le monde s’est tiré, il reste trois quatre copains, c’est adorable, mais je pensais pas qu’on sonnait SI mal ». Bien naïf de ma part : tout le monde avait juste eu trop chaud. Puis en vrai, il y avait un peu plus que trois-quatre copains qui nous écoutaient.

Il y avait notamment ce couple, assis juste à gauche de mon ampli, qui tantôt dansait, tantôt s’asseyait. Ils était vraiment sur mes genoux, je me demandais comment ils pouvaient se prendre tout ce son sans bouchons d’oreilles et j’essayais de ne pas leur ficher ma guitare dans les dents. Après le concert, le type est venu me demander qu’on joue du David Bowie pour lui, dehors. Jerrican et Rose étaient occupés à autre chose (genre : être crevés / causer à tout le monde / finir de manger / reprendre leur souffle) mais j’ai quand même voulu aller faire un truc pour lui. Je veux dire : les cocos s’étaient mangés tout notre concert à 20 cm des enceintes, souriants tout le long, j’allais pas les laisser le bec dans l’eau.

J’ai donc fini par jouer ma pire reprise de « The man who sold the world » et ça a dégénéré en jam.

Classic. J’ai appris plus tard que le mec faisait souvent ça, et qu’il avait régulièrement droit à « Space Oddity », mais que « The man who sold the world » n’était pas une fréquente.

Jerrican : Et ça m’étonne beaucoup, ça me semble être la plus classique et évidente à jouer.

Youn : Après ça, on a fini la soirée en discutant avec le staff du pub, mangeant des gâteaux et rangeant notre matos. D’ailleurs, Szyslak, a poireauté devant le bar pendant un moment dont la durée m’est inconnue pour nous aider à tout ranger, et ça, c’est vraiment adorable.

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