Live in a elevator
DATE : 18 mars 2017
HEURE : 20 h 00 min
LIEU : La Carène, Brest
Les 10 ans de la Carène [PASSÉ] 18 mars 2017

JNR Live @ La carène

Où : La Carène, Brest

Quand : 18/03/2017

Live in a elevator

Concert en ascenseur anyone ?

Youn Rookie : Pour ses 10 ans, La Carène a fait une belle brochette de spectacles et de soirées dans pas mal d’endroits de la ville. (Notamment dans « cool bus » que j’aurais bien pris le temps d’aller voir de près) Les festivités ont duré quatre jours, du 14 au 18 mars.

Pour le dernier soir, l’idée était de proposer une soirée de concerts où l’on pourrait voir jouer les « caréneurs » ces groupes qui répètent dans les studios de la Carène à longueur de temps.

Mais attention, pas N’IMPORTE lesquels. Juste les « SUPER-caréneurs », la crème-de-la-crème des groupes qui répètent là. En toute logique, on a été invité à jouer ce soir là.

Jerrican Nachos : C’est en effet très logique, vu qu’en ce qui me concerne et Rose pareil on n’a jamais foutu les pieds dans les studios de la Carène. Je suppose que pour JNR ils ont juste retenu le « Super » et ont mis de côté l’aspect « Caréneurs ».

Youn : Le deal était qu’on ferait les inter-concerts. on jouerait donc six (6) fois, entre 20h30 et 01h25 avant le premier, entre chaque, et après le dernier show des autres groupes. On a construit notre spectacle autour de ça, changement de costumes, endroits de concerts différents à chaque fois, et même -clou du spectacle- un set électrique dans les escaliers. C’était marrant d’expliquer tout ça à Yannick Martin, le programmateur, la semaine avant. On lui déballait nos idées et lui hochait la tête avec son menton entre son pouce et son index. Sincèrement, je crois que c’est un des rares types qui ait saisi notre trip. Jouer dehors après la fin des concerts pour les gens qui s’en allaient a, par exemple, été une idée que d’autres ont trouvé beaucoup moins drôle, voir carrément insensée. Tant pis, on s’est quand même bien marré.

Jerrican : Pour citer l’un des techos qui nous a accueilli : « Y’a juste un truc que je comprends pas, c’est le set à la fin, c’est complètement crétin, vous aurez personne. Pour moi c’est une idée de merde, on a jamais vu ça un groupe qui joue pour n’être vu par personne. » Heureusement, on ne s’est pas démontés, et sur place on a commencé par jouer Silver Machine, de Hawkwind, avec une intro de Rookie Rose au mélodica. En effet, il ne devait y avoir que 4 ou 5 personnes, personnel de sécurité comprise (ça nous faisait d’ailleurs super plaisir de jouer pour eux, depuis 10 ans ils sont là et ne voient pas les concerts, on a un peu réparé ça.) Les notes de l’instrument se perdaient dans le grand espace, les voitures qui passaient en fond ajoutaient une nappe sonore délicate, l’instant a été super beau. Pour citer Alexandre (ce gars que vous croisez à tous les concerts, avec sa grande barbe blanche) : « On dirait qu’elle joue pour les esprits ». C’était vrai, il y avait une force qui se dégageait de ça, et notamment de la vacuité de jouer pour si peu de monde alors que la salle elle-même juste à côté était blindée. Avec ça plus le fait qu’on a fini ce set avec facile 25 personnes à nous écouter, à chanter avec  nous, à improviser des choeurs pour les chansons, à nous réclamer corps et biens un rappel, franchement, je place tout ça très loin de ma propre définition de l’idée de merde. C’était même parfait pour terminer nos six sets.

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Dans le genre « idée de merde », il y avait aussi celle de jouer dans les toilettes. L.O.L. !!! vous l’avez ?

Youn : C’était un truc assez fou, pour moi, de s’engager dans un marathon pareil.

On avait fait un truc de la sorte chez Michel Paul, il y a un moment, mais là c’était un tout autre niveau : on avait un timing hyper serré, les enjeux étaient plus gros, et puis on avait casé un set électrique en plein milieu d’un escalier, pour lequel aucune balance n’avait été possible.

Faire tenir tout ça debout a demandé de nous qu’on soit hyper-réglos sur notre concentration, d’aller méditer dans les loges entre chaque set (grande nouveauté pour moi, plutôt bénéfique, d’ailleurs) (on avait une loge à nous, summum du luxe) et de se retenir de courir sauter dans les bras de tout le monde dès la chanson finie.

Mais bordel, ça valait le coup.

Jerrican : C’était pas vraiment une loge, plutôt mi-loge mi-bureau. Disons que ça manquait  un peu d’un canap’.

Youn : Les sets se sont dépliés sans accrocs, le public était vraiment motivé, et même si jouer en acoustique fait qu’on ne pouvait être entendu que par peu de gens à la fois, les concernés étaient vraiment au taquet. Impressionnant.

Autre point très cool : on avait notre camera-man avec nous, Cap’tain Colin Mac Rookie, qui a capté à peu près l’intégralité de la soirée, par petits morceaux.

On vous fera voir ça.

Puis le catering était vraiment pas mal : on avait de la vraie nourriture appréciable et variée.

Autre bonne surprise : le set électrique a vraiment bien géré, je sais pas si vous y étiez, mais j’ai eu plusieurs retours comme quoi les son des trois instruments s’harmonisaient plutôt bien, ce qui relève du miracle, à mon sens, vu comment ce truc s’est boutiqué.

Jerrican : le vrai miracle est que j’ai réussi à ne pas me vautrer en jouant dans un escalier plein de marches.

Youn : Voilà, on a joué en une soirée plus que dans les trois derniers mois (je crois) et c’était crevant au delà du possible, mais en même temps un bain de musique et de performance vraiment intéressant. (porté de batterie, concert dans les toilettes, acro-gym entre les piliers de l’entrée, concert en ascenseur et j’en passe) (j’adore jouer dans ce groupe)

Vivement la suite !

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